Comment le défi 30×30 m’a aidée à trouver le calme et à entrer en contact

Ro Nwosu (WildRoga) est une professeure de yoga, une formatrice et une instructrice de conditionnement physique connue pour son rire contagieux et ses idées originales pour faire bouger les gens.

C’est au mois d’août que j’organise habituellement mes derniers projets de l’été et que je commence à me réjouir de l’automne.

Cette année, le début de l’été a été très chargé et j’avais donc envie d’une routine. Parfois, il peut être difficile de savoir par où commencer, surtout après avoir déménagé et s’être installée dans une nouvelle ville.

Parcs Ontario m’a mise au défi de faire en sorte que la nature devienne une habitude en août, en passant 30 minutes dehors pendant 30 jours dans le cadre du Défi 30×30 de Santé des parcs, santé des populations.

Pour commencer

Au début, je me demandais : « Est-ce que je peux trouver du temps pendant 30 minutes chaque jour? ».

J’ai vite compris que la clé consistait à planifier quelques activités de routine que je pourrais répéter.

J’ai commencé mon premier jour du Défi 30×30 en faisant une promenade de 30 minutes dans mon nouveau quartier pour étudier l’architecture et réfléchir aux autres activités que je pourrais accomplir.

une personne accroupie, en tenue de sport

Parcs Ontario m’a donné d’excellentes idées pour passer du temps dans la nature.

En rentrant chez moi, j’ai dressé une liste, je l’ai placée sur mon bureau et j’ai mis des rappels dans mon calendrier.

Il est important que je mette du temps de côté pour ne pas manquer à mon engagement.

Faire une pause de l’espace virtuel

En tant que professeure de yoga et instructrice de conditionnement physique, une grande partie de mon travail s’est déplacée vers le virtuel.

Il y a des jours où je suis tellement captivée par le travail de bureau que j’oublie de faire des pauses. Ce défi m’a rappelé qu’il est important de prévoir du temps pour bouger pour soi.

un enfant sur un jeu modulaire

C’était également agréable de voir d’autres personnes profiter du grand air avec moi, et je me suis sentie plus en contact avec moi-même et avec la société.

Créer une routine de 30 minutes m’a aidée à mettre les choses en perspective et à éprouver de la gratitude, en particulier lorsque je me suis rendu compte de tout ce que le plein air a à offrir non seulement à moi-même, mais aussi à ma famille.

C’était formidable de l’impliquer en allant plus souvent à la plage, en jouant au parc, en courant dans les espaces verts et en prenant une collation ou deux tout en discutant de notre journée ou de ce que nous pourrions faire ensuite.

Le contact se fait différemment lorsque vous êtes en plein air et que vous profitez de tout ce qui vous entoure.

Les premiers jours, j’ai dû m’habituer, mais j’ai remarqué qu’une fois que j’étais à l’extérieur, il m’était difficile de retourner à l’intérieur!

Mon humeur a radicalement changé après ma pause quotidienne dans la nature. J’étais plus concentrée pour organiser le reste de ma journée et je ne me sentais pas super stressée au moment de répondre aux courriels. Le reste de la journée était ainsi plus facile à gérer!

J’ai commencé à me faire un devoir d’effectuer davantage de travaux habituels en plein air, comme remplir des papiers, créer mes cours de yoga ou simplement lire tranquillement un livre.

La pleine conscience en plein air

Chaque fois que je partais faire une randonnée pédestre ou une promenade, je prenais soin d’emporter une couverture et une bouteille d’eau afin de pouvoir faire quelques haltes et profiter des alentours.

Il y a tant à voir, que ce soit dans les rues de la ville ou sur un sentier sauvage.

J’ai aimé me promener dans la ville, voir les gens se réjouir, et remarquer les couleurs et les sons.

J’ai exploré les sentiers de la nature dans ma ville natale, près de Calabogie, et au-delà. En marchant, j’ai regardé le ciel changer de couleur et j’ai senti la température changer.

une personne debout sur le rivage regardant l’eau et les canards

J’ai remarqué la vie végétale, les racines entrelacées, le calme des étangs et la faune, des grenouilles aux insectes en passant par les tamias.

Je vis sur le territoire non cédé du peuple anishinabé algonquin. Prendre le temps en plein air de respecter et de reconnaître cela était en soi une expression de gratitude et de reconnaissance.

Nouveaux environs

Après une ou deux semaines à explorer ma propre région, il était temps d’aller un peu plus loin.

Nous sommes allés camper en famille au Parc provincial Rideau River à Kemptville.

une famille se tenant devant une tente sur l’emplacement de camping

Ce parc, situé le long de la voie d’eau Rideau, propose des emplacements de camping magnifiquement ombragés, de nombreux espaces ouverts, des animaux sauvages et des tonnes de possibilités d’activités.

Si vous faites une visite d’un jour, je vous recommande de vous procurer un permis saisonnier. Vous pouvez faire du canot, explorer les sentiers, passer du temps à la plage, pêcher, faire un pique-nique ou même faire une sieste dans la nature!

un enfant et sa mère sur une promenade en bois en train de regarder l’eau

Ma famille et moi avons choisi de camper pour pouvoir passer quelques jours sans technologie, sans murs ni horaires, et simplement nous amuser.

Il faisait peut-être très chaud, mais nous avons pu nous rafraîchir à la plage et sur le sentier Shoreline, qui est ombragé et doté d’un magnifique feuillage.

Nous avons repéré plusieurs pics, des nénuphars, des fleurs en train d’éclore et des champignons qui poussaient dans les arbres. J’ai profité de l’occasion pour enseigner à mon fils les écosystèmes et leur fonctionnement.

Nous avons entendu parler des programmes Découverte offerts dans bon nombre de parcs. Les enfants peuvent être informés au sujet des différents types d’animaux et d’insectes, ainsi que d’autres aspects amusants de la nature dans la région.

Notre excursion de camping nous a donné bien plus que les 30 minutes obligatoires de temps quotidien dans la nature. Le vrai défi s’est présenté lorsque nous sommes rentrés à la maison et que nous avons dû continuer à prendre nos 30 minutes.

Nous avons trouvé le temps de marcher, de faire du patin à roues alignées et d’aller à la plage pour nous assurer d’avoir notre dose de nature chaque jour.

La fin n’était que le début

Bien que le défi n’ait duré que 30 jours, je vous encourage à vous accorder du temps dans la nature chaque jour.

silhouette d’une personne aux bras tendus devant un coucher de soleil

Aller en plein air m’a aidée à mieux dormir et je me suis sentie plus forte mentalement et plus créative.

Le fait d’explorer et de bouger m’a permis d’observer davantage et a vraiment contribué à nous élever, moi et ma famille, au cours des 30 derniers jours.

C’était une excellente façon d’explorer la nouvelle région que j’appelle mon chez-moi, de créer plus de souvenirs avec ma famille et de profiter de tous les aspects du plein air et de la nature.

Je vais continuer de passer 30 minutes en plein air durant tout l’automne et l’hiver, tout en reconnaissant et en respectant les magnifiques terres et parcs provinciaux qui se trouvent juste devant ma porte.


Ce n’est pas parce que le défi 30×30 est terminé pour 2021 que vous devez cesser de sortir!

Il y a d’innombrables avantages à sortir 30 minutes par jour.