Merci pour les souvenirs! pt. 5

Ma famille allait déjà à Sandbanks avant ma naissance. J’ai maintenant 28 ans et je continue la tradition chaque été. L’année la plus mémorable fut 1996 lorsque j’ai rencontré l’homme de mes rêves sur la plage en cet été chaud, chaud, chaud… Jason et moi avons « grandi » dans le parc. Chaque été depuis l’âge de 13 ans, je remarquais un groupe de garçons qui semblaient toujours dormir sur la plage mais ne me voyaient même pas. Quand j’ai eu 17 ans, ma mère m’a dit que je devrais aller jouer au volley-ball avec eux, en me montrant surtout le garçon en shorts kaki. Je me suis alors assise près du filet et, bien entendu, ce garçon est venu s’asseoir près de moi. Après nous être fréquentés pendant quelques temps, nous avons décidé de nous marier. Cinq ans plus tard, j’aime toujours ce garçon en shorts kaki.
Melissa Laning
Cambridge, Ontario

Je suis né en 1948 et ma famille avait l’habitude d’aller en vacances à la Whippoorwill Lodge à Bon Echo. Nous avions une cabane rustique et le personnel de la maison principale faisait retentir un triangle pour nous appeler à la salle à manger. Les jumelles du propriétaire chantaient et accueillaient les clients. Il y avait un petit magasin au bord de la route et, en juillet, le fils du propriétaire m’a montré de gros blocs de glace qu’il avait découpés sur le lac en hiver et entreposés sous des bâches dans un entrepôt souterrain. Nous avons aussi exploré des mines abandonnées de mica. Mais le meilleur de tout cela, c’est que j’ai vécu l’expérience de pêcher un grand achigan à petite bouche. Oh… je ne l’oublierai pas celui-là!
Bigo Bubnis
Rochester, New York

Fin juin 2005, je me suis retrouvé « aveugle » dans la région de Blind Bay à Killbear. Je sortais de la douche au petit matin et ma lampe de poche s’est éteinte. Le ciel était couvert, aucune lueur ne perçait le feuillage des arbres et il n’y avait aucun feu de camp pour m’aider à retrouver mon chemin vers mon campement au bord de l’eau. Ce fut un retour long et au début effrayant dans la noirceur complète. Après deux virages dans la mauvaise direction dans le bois, j’ai vu la faible lueur de mon feu de camp presque éteint. Fait intéressant, cette panne de matériel m’a obligé à ouvrir les yeux (et les oreilles) afin de pouvoir retrouver mon chemin dans la nuit. J’ai découvert que c’est amusant et pas toujours aussi difficile que ma première aventure à l’aveuglette. La prochaine fois que vous irez aux sanitaires la nuit, oubliez votre MP3 et votre lampe. Redécouvrez l’autre sens de « voyager léger ».
Bert Vanderhoeden
Scarborough, Ontario

Ma fiancée et moi sommes allés à Arrowhead à la fin de l’automne 2005. Dès notre arrivée au parc, un chevreuil solitaire a traversé la route juste devant nous alors que nous nous rendions à notre site. Que d’excitation dès le départ! Nous nous sommes installés rapidement et avons dîné car la nuit arrivait vite. À notre réveil le lendemain matin, il gelait. Nous sommes allés nous promener, avons loué un canot pour aller jusqu’à la cascade. C’était étonnant, magnifique, je n’avais jamais rien vu de pareil. La nuit suivante fut encore plus froide. Lorsque nous nous sommes réveillés le matin, il y avait de la gelée partout. Nous avons plié bagages et visité de nouveau nos endroits favoris du parc avant de reprendre la route pour rentrer chez nous. Dans un tournant sur le chemin de la sortie, nous avons encore vu un chevreuil passer devant nous, s’arrêter et nous regarder comme pour nous dire « Au revoir… merci d’être venus ». Cette rencontre a fait de ce séjour un de nos meilleurs voyages. Nous prévoyons de revenir à Arrowhead avec des amis à l’ouverture du parc au printemps.
Jason Smeall
Manilla, Ontario

J’ai campé plusieurs week-ends à l’automne 1987 et 1988 jusqu’à la fin décembre à l’occasion de la chasse au canard au parc Presqu’île. Beaucoup d’oiseaux le traversent à cette époque de l’année. Chaque jour, nous voyions des pygargues à tête blanche voler en cercle au-dessus des barres de sable. Souvent, il y avait aussi un grand harfang des neiges dressé sur les barres de sable comme une lanterne dans le noir, ses plumes blanches faisant contraste sur le fond sablonneux sombre. Un après-midi, un fou de Bassan a atterri sur ce qui était probablement la plus grande colonie de canards plongeurs que j’aie jamais vue; il devait bien y en avoir plus d’un millier. Pendant les pauses ou quand nous nous réchauffions, nous parlions souvent de l’histoire du parc et combien il s’est agrandi depuis qu’un de ses propriétaires en a fait don à la province. Une des conditions de ce don était que la chasse soit toujours permise dans le parc, car le propriétaire respectait la nature et appréciait les possibilités de loisir qu’offrait sa terre. J’espère que mes enfants garderont leurs propres souvenirs de Presqu’île, y compris celui du vol des oiseaux migrateurs à l’automne.
Jon Fuston
Russell, Ontario

À l’été 2004, trois de mes amis et moi avons décidé de nous lancer dans notre premier voyage au parc provincial du lac Supérieur. À notre arrivée, nous n’en croyions pas nos yeux. C’était absolument magnifique! Nous n’étions séparés de la plage que par deux emplacements de camping. En fin de compte, les difficiles réservations en ligne, avec seulement des carrés et des triangles comme points de repère, avaient quand même donné de bons résultats! Au cours de nos 5 journées et demi dans le parc, nous avons parcouru une bonne trentaine de kilomètres à pied, vu les plus beaux couchers de soleil et eu un aperçu des aurores boréales qui illuminaient le ciel de nuit. Des feux de camps quotidiens aux promenades sur la plage en passant même par les toilettes et les moustiques, je ne regrette aucun instant de ce séjour dans le nord avec mes amis.
Sarah Kim
New Dundee, Ontario

Je suis allée camper avec mes sœurs, Marisa et Miranda, et mes parents au parc Sibbald Point à Sutton. Nous avons eu très beau temps; nous avons passé de longues journées à la plage, dégusté d’immenses cornets de crème glacée et construit des châteaux de sable. Le soir, nous enfilions notre pyjama, préparions du maïs soufflé sur le feu de camp et allions voir un film à l’amphithéâtre. Nous avons aussi fait de l’artisanat, grillé des guimauves et bien dormi sous la tente. Le jour de l’anniversaire de ma mère, nous sommes allés à Sutton et à Jackson Point pour fouiner dans les antiquités que ma mère aime et nous avons acheté quelques souvenirs. Nous avons déjeuner et pris quelques photos puis acheté un gâteau pour Maman. Ensuite, nous avons eu un grand barbecue à notre campement. Nous avons beaucoup de bons souvenirs de Sibbald Point où nous allons depuis 3 ou 4 ans maintenant et où nous voulons retourner. Nous sommes en sécurité dans le parc, nous nous y amusons bien et nous mangeons de la bonne crème glacée. Nous aimons Sibbald Point et nous pensons que les autres enfants s’y plairont aussi.
Madeline Yovanovski
Brampton, Ontario

L’autre jour, je conduisais mon fils de 9 ans à l’école lorsque tout d’un coup il me dit avec un grand sourire : « Je veux retourner à Killbear l’été prochain ». « Pardon? » lui dis-je surpris. « Et bien, je veux encore escalader les rochers et plonger de plus haut que la dernière fois, a-t-il ajouté. C’était amusant, hein Papa? » Trois mois après notre fin de semaine à Killbear, un magnifique souvenir de notre séjour dans un parc provincial a soudainement refait surface. Cela explique pourquoi les parcs de l’Ontario ont une telle réputation. Ils offrent des expériences inoubliables.
Barry Larock
Peterborough, Ontario

Mon mari et moi allons camper au parc provincial Samuel de Champlain chaque année depuis 1995. Pendant quelques années (jusqu’à ce que l’option soit abandonnée), nous louions un site pour la saison. Je n’oublierai jamais l’arrivée de chaque nouvelle saison et le changement de la faune et de la flore dans le parc. Au printemps, le tourbillon des rapides sous le pont entre « Jing » et « Bab » est inoubliable, tout comme les fleurs sauvages qui commencent à percer, les magnifiques violettes qui tapissent le sol, les chevreuils et les renards qui gambadent librement dans le parc, le son des ouaouarons la nuit. Nous nous installions pendant le week-end de la Fête de la Reine alors que les oiseaux-mouches faisaient leurs parades nuptiales, et je me promenais sur les chemins du parc émerveillée et impatiente de voir arriver la nouvelle saison. L’été apportait les familles, les touristes et les programmes d’activités, comme les « Esprits de la Mattawa ». Les jours n’en finissaient pas et nous admirions les couchers de soleil enchanteurs sur le pont baigné par l’odeur caractéristique des feux de camp. L’automne apportait une pointe de mordant dans l’air, le feuillage spectaculaire sur les rives de la rivière Amable du Fond, le kayak sur la Mattawa dans la brume du matin et les ours qui déchiraient notre porche. À l’Action de grâce et après un dernier feu de camp, nous rangions tout dans la caravane, faisions une dernière promenade près du quai, écoutions les derniers cris des huards et faisions nos adieux à notre cher Sam jusqu’à l’année suivante.
Louise Sullivan
Stittsville, Ontario

Il nous a fallu 6 heures pour aller de Toronto à North Bay car nous nous sommes perdues en chemin; nous sommes tombés en panne d’essence puis le moteur a commencé à surchauffer… et par-dessus le marché, nous avions oublié un tas de choses. Finalement, après toutes ces péripéties, nous sommes arrivées à Restoule. Nous avons monté notre campement… et la nuit est tombée. Mon amie a fait un feu et commencé à préparer le dîner pendant que j’allais repérer la plage. Après le dîner, nous nous sommes assises sur la plage pour jouer à « Truth and dare ». Nous sommes ensuite retournées à la tente et avons fait griller des guimauves en nous racontant des histoires. Quel plaisir nous avons eu! Finalement, ça valait vraiment la peine de prendre le risque de se perdre. Nous n’avons même pas dormi cette nuit-là. Nous étions tellement prises dans nos bavardages que sans nous en rendre compte nous avons vu le lever du soleil. En regardant le lac le matin, la lumière miroitait sur l’eau et il y avait un orignal et son petit dans le lointain. Quel spectacle étonnant! Jamais je n’avais imaginé que je verrai un orignal.
Lisa
Scarborough, Ontario

Je garde beaucoup de souvenirs joyeux du camping sous la pluie dans divers parcs de l’Ontario pendant mon enfance. Et je vais y ajouter celui de mes enfants jouant sur les toboggans et sautant dans les flaques d’eau quand nous campons à Rock Point. L’été 2004 fut très pluvieux mais cela ne nous a pas empêchés de partir en randonnée dans la nature ou de jouer dans les vagues. Nous aimons camper à Rock Point depuis bien longtemps et nous trouvons chaque année de nouveaux moyens de profiter du parc. L’an dernier, nous avons visité le poste de baguage des oiseaux. Nous avons trouvé cela très intéressant et les enfants ont adoré apporter leur aide. Je sais qu’ils n’oublieront jamais les oiseaux qu’ils ont vus de si près.
Leslie S. Kay-Bigelow
Niagara Falls, Ontario

Ayant observé les oiseaux toute ma vie, je m’étais fixé comme but de voir un jour 20 espèces de fauvettes. Dix-neuf espèces d’oiseaux marins le 19 septembre 2002 semblait assez poétique, mais rien comparé au 14 mai 2005. En effet, après une nuit de pluie, la brume du matin m’a livré 22 espèces de fauvettes entre le phare de Presqu’île et le pré des veaux! Le naturaliste que je suis ne pouvait pas demander mieux, et en plus, partager cette expérience avec mon père n’a fait qu’améliorer les choses.
Ian Shanahan
Brighton, Ontario

J’ai vu de vieux films de mes parents à Presqu’île lorsqu’ils se fréquentaient, puis il y a eu les étés de mon enfance que nous passions là-bas. Maintenant, mes quatre enfants y vont. Nous y avons tant de souvenirs…
Angela
Peterborough, Ontario

J’avais quatre ans quand je suis allé pour la première fois au parc Algonquin avec mon père et mon grand-père. Cela fait maintenant dix-sept ans et je suis retourné de nombreuses fois. Mon grand-père est mort depuis ce temps-la, mais je pense a lui chaque fois que je vais au parc… ses crêpes brûlées, quand je me perds ou que j’explore les bois… C’est dans le parc Algonquin que vivent les plus beaux souvenirs que j’ai de mon grand-père.
Jayme Sauve
Port Hope, Ontario