Forêt sous le ciel nocturne

Les yeux vers le ciel – novembre

Bienvenue à la série « Les yeux vers le ciel » de Parcs Ontario. Cette série abordera un vaste éventail de sujets astronomiques, et particulièrement ce qu’on peut voir dans le ciel pur de nos parcs provinciaux.

Novembre nous apporte généralement nos premières chutes de neige et nous permet de vivre de merveilleuses aventures en plein air.

Entre le coucher du soleil précoce et le lever du soleil tardif, nous disposons de près de quinze heures d’obscurité pour observer les splendeurs nocturnes.

Voici nos faits saillants de l’astronomie pour novembre 2019 :

2019:

Le Soleil

Le Soleil continue de perdre de l’altitude en direction du sud tout au long du mois de novembre, ce qui retarde le lever du soleil et devance le coucher du soleil.

N’oubliez pas de retourner à l’heure normale de l’Est (depuis l’heure avancée de l’Est) le 3 novembre au matin!

Coucher de soleil à la rivière des Français

Voici les heures de lever et de coucher du soleil en novembre :

1er novembre 15 novembre 30 novembre
Lever du soleil 8 h 05 7 h 25 7 h 45
Mi-journée 13 h 10 12 h 10 12 h 14
Coucher du soleil 18 h 14 16 h 56 16 h 43

La lune

Depuis longtemps, la lune captive les observateurs de tout âge. Même une paire de petites jumelles permet d’observer les cratères de la lune.

Les phases lunaires de novembre sont les suivantes :

  • Premier croissant le 1er novembre
  • Premier quartier le 5 novembre
  • Lune gibbeuse croissante le 9 novembre
  • Pleine lune le 12 novembre
  • Lune gibbeuse décroissante le 15 novembre
  • Dernier quartier le 19 novembre
  • Dernier croissant le 22 novembre
  • Nouvelle lune le 26 novembre

Les planètes

Les planètes Jupiter et Saturne sont maintenant assez basses dans le ciel au sud-ouest au coucher du soleil, mais elles sont encore bien visibles. Vénus, la plus brillante de toutes les planètes (vue de la Terre), devient maintenant visible juste après le coucher du soleil.

À la fin du mois, Vénus sera mieux placée que Jupiter, ce qui signifie que les deux planètes sont assez difficiles à voir au sud-ouest juste après le coucher du soleil.

L’observation d’une planète la plus excitante et relativement rare en ce mois est celle de Mercure, qui traverse la face du Soleil! Le 11 novembre, Mercure passera directement entre nous et le Soleil et « transitera » par son disque. Les personnes bien équipées profiteront de la vue de Mercure qui apparaîtra comme un petit point traversant lentement le Soleil.

Photo de Mercure devant le Soleil.
Goddard Space Flight. Photo : NASA

Avertissement : observer le Soleil sans protection adéquate peut endommager votre vue. Consultez les autorités compétentes avant de regarder ce spectacle magnifique.

Les ressources permettant d’observer le transit ou d’en savoir plus sont : Société royale astronomique du Canada, Centre des sciences de l’Ontario, Science Nord et Musée des sciences et de la technologie du Canada.

L’observation des transits a toujours présenté un grand intérêt, car elle permettait de déterminer à quelle distance se trouvent les planètes. Au début du XVIe siècle, l’astronome Nicolas Copernic (Mikolaz Kopernik en polonais) a calculé mathématiquement la distance jusqu’aux planètes en fonction de la distance entre la Terre et le Soleil (appelée unité astronomique ou 1 UA) à l’aide de la trigonométrie simple et des périodes des orbites de la planète (il avait déjà émis l’hypothèse que toutes les planètes tournent autour du Soleil et non de la Terre).

Le problème en suspens consistait à déterminer la distance réelle de la Terre au Soleil en milles ou en kilomètres. Une fois la question résolue, nous connaîtrions la distance qui nous sépare des autres planètes. Les scientifiques, toujours fascinés par la façon de résoudre des problèmes apparemment insolubles, ont trouvé une solution possible.

Les planètes Vénus et Mercure traversent parfois devant le Soleil. Si deux observateurs, postés de part et d’autre de la Terre, observent le transit et notent l’écart de temps entre le moment où la planète « touche » le côté du Soleil pour la première fois, ils peuvent effectivement calculer la distance jusqu’au Soleil en ayant recours à la trigonométrie. Puisque les observateurs connaissant leurs distances (le diamètre de la Terre a été calculé par Eratosthène il y a plus de 2 000 ans), ils peuvent déterminer, mathématiquement, la distance entre la Terre et le Soleil.

De nos jours, l’étude des transits nous aide à parfaire notre capacité à découvrir des exoplanètes, des planètes en orbite autour d’autres étoiles. Certaines des technologies les plus récentes utilisées dans la recherche sur les exoplanètes sont basées sur des modèles établis au fil des ans en examinant les transits de Mercure et de Vénus.

Par exemple, nous savons que certaines des exoplanètes découvertes provoquent une légère baisse de luminosité de leur étoile hôte lors de leur transit. De plus, on prévoit que les planètes dont l’atmosphère est dense n’apparaîtront ni ne disparaîtront tout simplement pas, mais que leur apparition ou disparition sera plus graduelle étant donné que leur atmosphère déjoue optiquement la lumière de leur étoile hôte.

Plus nous découvrons et en apprenons sur notre propre environnement naturel près de chez nous, plus nous pouvons prédire et étudier les éléments qui sont trop éloignés pour être observés directement.

Pluies de météores de novembre

La pluie de météores annuelle, les Léonides, culminera le 18 novembre au matin. Malheureusement, la lune étant presque pleine, sa lumière masquera tous les météores, sauf les plus brillants.

Pluie de météores vue de l’espace.
Les Léonides vues de l’espace. Photo : NASA

Pour une explication détaillée des pluies de météores, cliquez sur ce lien.

Constellations : l’épopée d’Andromède et Persée

Dans l’édition de ce mois, nous évoquons un ancien mythe grec à travers six constellations.

Découvrez cette histoire de héros, de princesses et de monstres marins ici.

Diagrammes de constellations

Ceci complète notre examen du ciel de novembre…

Revenez le mois prochain pour en savoir plus sur le solstice d’hiver, sur la pluie de météores les Géminides et sur la constellation de la Licorne (Monoceros).