Lancer une ligne de pêche en faisant du canot dans l’arrière-pays

La science citoyenne dans l’arrière-pays en pagayant ou en marchant

Ce billet été rédigé par David LeGros, naturaliste au parc provincial Algonquin.

Êtes-vous du type à explorer? Vous vous rendez dans les parcs en voyage de découverte, vous avez hâte de savoir ce qui se trouve au prochain lac, au coin du portage, ou bien de voir ce qui se pointera sur votre terrain de camping?

Moi aussi. J’adore explorer l’arrière-pays en excursion de canot, et j’aime apprendre à connaître le parc Algonquin un peu plus à chaque visite. Je suis également un naturaliste passionné; par conséquent, j’aime identifier ce que j’observe lorsque j’explore (et non, je ne connais pas toutes les espèces).

Dernièrement, je suis devenu obsédé par l’application iNaturalist (demandez à mon épouse). Ainsi, lors de la planification de notre dernière excursion en canot, j’ai tout doucement dirigé l’itinéraire en fonction d’endroits où des amateurs de la nature avaient précédemment signalé des observations. Pour la gloire, mais également pour des raisons véritables/pertinentes.

Prise d’une photo d’un arbre, au lac Balsam

Au cas où vous ne seriez pas familier avec l’application iNaturalist, il s’agit d’une plateforme de science citoyenne que vous voudrez avoir pour vos observations de la nature – quelles qu’elles soient. Des minuscules insectes jusqu’aux arbres gigantesques, tout compte.

Comment débuter?

Il vous suffit de télécharger l’application ou de consulter le site Web (voici comment procéder!), de prendre une photo et de la soumettre à iNaturalist. Ainsi, vous aurez amélioré notre compréhension de la distribution d’une espèce et aidé Parcs Ontario à comprendre la biodiversité de nos parcs.

Du lichen de couleur vive sur un rocher dans le nord du parc Algonquin
Du lichen de couleur vive sur un rocher dans le nord du parc Algonquin

La plateforme iNaturalist peut consigner des espèces de partout au monde, mais Parcs Ontario a créé des projets spéciaux au sein de la plateforme pour faire un suivi des observations dans chacun de nos parcs, du parc provincial Polar Bear au parc provincial Fish Point!

Une fleur rose éclosant dans l’herbe et le carex
Une asclépiade incarnate poussant le long d’une rivière à faible débit

Vous pouvez prendre des photos à l’aide votre téléphone ou de votre appareil photo numérique. Vous pouvez la soumettre en temps réel si vous avez de la réception avec votre cellulaire (ce qui est assez improbable dans l’arrière-pays) ou lorsque vous retournez chez vous.

Apportez iNaturalist dans l’arrière-pays

L’image ci-dessous est ce à quoi ressemble le parc provincial Algonquin sur iNaturalist. Évidemment, la plupart des observations sont concentrées autour de l’autoroute 60. Il s’agit de la région la plus visitée : c’est là que se trouvent les sentiers principaux, le centre d’accueil, les musées et les terrains de camping.

Une carte des observations iNaturalist dans le parc provincial Algonquin

Étonnamment, il y a déjà 12 000 observations de plus de 2 000 espèces dans le parc Algonquin. Mais nous possédons tout cet arrière-pays merveilleux doté de parcours de canotage et de sentiers de randonnée qui passent presque inaperçus et pour lesquels nous n’avons que très peu d’observations signalées sur iNaturalist.

Que pouvez-vous faire pour combler cette lacune?

La prochaine fois que vous irez dans l’arrière-pays, songez à prendre quelques photos de la faune et de la flore, des champignons et même des poissons que vous attrapez, et à les soumettre à iNaturalist!

Deux troncs d’arbres parmi le feuillage caduc
Ces pins blancs immenses près de notre emplacement de camping faisaient notre bonheur; celui de droite comptait un diamètre de plus d’un mètre

Au cours de mes deux dernières excursions en canot, je me suis donné le défi de soumettre 100 observations aux plateformes de science citoyenne. Lors de ma première excursion, j’ai seulement eu 77 observations, mais lors de la deuxième excursion, j’en ai eu bien au-delà de 120.

Un mollusque brun sur un rocher de granit
Une moule d’eau douce indigène

Des milliers de personnes visitent l’arrière-pays du parc Algonquin et d’autres parcs chaque année. Imaginez de quoi aurait l’air la carte, et les espèces qu’on y retrouverait, si tout le monde soumettait chaque observation signalée!

Vous pourriez changer la donne

Lancez-vous un défi, prenez des photos et soumettez-les à iNaturalist. Même une seule observation peut changer ce que nous connaissons de notre parc; elle pourrait signaler un tout nouvel emplacement pour une espèce rare, ou porter à notre attention une espèce envahissante dont nous ignorions la présence.

Une araignée sur une planche de bois
Même cette merveilleuse tipule sur une toilette de campagne compte!

Ce qui est également agréable c’est que iNaturalist tient un registre de vos observations; donc vous pouvez les voir s’accumuler.

Ai-je mentionné que vous pouvez vous mesurer à vos amis ou aux membres de votre famille? Aujourd’hui seulement, j’ai fait ma 2000e observation; c’était un papillon de nuit vraiment génial, dans ma propre cour.

Vous êtes inspiré à commencer? Jetez un coup d’œil au billet récent sur notre blogue : « La découverte de l’écrevisse cambarus polychromastus : un guide pour savoir se servir de l’application Naturalist ».