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Ministère des Richesses naturelles et des Forêts Plan de 2013 sur la consommation d'énergie et les émissions de gaz à effet de serre

Objet

Par sa Loi sur l'énergie verte, le gouvernement provincial entend réduire l'empreinte de carbone de l'Ontario en faisant preuve de leadership pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et favoriser une prise de conscience pour la conservation.

Afin de concrétiser cet objectif, les ministères provinciaux doivent produire un rapport sur la consommation d'énergie dans leurs installations ciblées par la Loi sur l'énergie verte. Un rapport n'est pas requis pour les installations non ciblées. Aux fins du présent rapport, chaque parc provincial ciblé est considéré comme une seule installation.

Le gouvernement de l'Ontario s'est pour l'instant fixé deux objectifs pour les installations qu'il possède :

  • réduire sa consommation d'électricité de 20 % d'ici à 2012 par rapport à l'électricité consommée en 2002-2003 (l'année de référence);
  • réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 19 % d'ici à 2014 par rapport aux émissions de GES enregistrées en 2006 (l'année de référence).

Ce rapport est remis chaque année au ministère de l'Infrastructure pour qu'il puisse lui-même produire et rendre public un rapport sur les objectifs fixés pour les installations que possède le gouvernement. Le ministère des Richesses naturelles doit rendre ce rapport public.

Portée du rapport

Le présent rapport porte sur la consommation d'électricité, de propane, de mazout, de gaz naturel et d'eau dans la catégorie d'installations gouvernementales « parcs provinciaux » pour la période de 2006 à 2012. Les données sur la consommation d'eau ne se rapportent qu'à l'eau distribuée par les municipalités.

Objectifs fixés pour la consommation d'énergie

Aucun objectif n'a été établi pour la catégorie des parcs provinciaux.

Mission du ministère

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts s'emploie à conserver la biodiversité et à favoriser des écosystèmes sains et durables. Il fait des travaux de recherche et utilise les résultats de ces travaux pour concevoir de bonnes politiques de gestion des ressources. Il a aussi pour mission de gérer les terres de la Couronne, d'ouvrir des possibilités de développement économique dans le secteur de l'extraction des ressources et d'accroître les possibilités pour les loisirs de plein air.

La mission du ministère l'amène à travailler dans des milieux plutôt variés, allant des immeubles de bureaux modernes, situés en milieu urbain, à des endroits isolés, utilisés comme bases saisonnières.

Il y a 334 parcs provinciaux en Ontario. Parmi ceux-ci, 114 sont classés dans la catégorie des parcs aménagés (en anglais, operating parks). Ces parcs offrent au public la possibilité de s'adonner à des activités éducatives et récréatives (p. ex., le camping et l'utilisation du parc pendant le jour). Ils perçoivent des droits d'entrée. Bon nombre des parcs non aménagés sont très utilisés par le public, mais leurs services et installations, s'il y en a, sont rudimentaires. Ces parcs ne perçoivent pas de droits d'entrée.

Chaque parc comprend un ensemble particulier d'installations, constitué de bâtiments publics (p. ex., poste de contrôle à l'entrée du parc, bloc sanitaire, magasin, centre d'accueil, latrines) et de bâtiments non publics (p. ex., bureau du parc, bâtiment administratif, résidence du personnel, atelier et bâtiment pour les travaux d'entretien et l'entreposage de matériel).

Les clients des parcs provinciaux consomment plus de 80 % de l'énergie que fournit Parcs Ontario dans ses parcs. Cette énergie est consommée soit par tarification directe (emplacements de camping électrifiés), soit par les services qu'utilisent les clients (blocs sanitaires, eau chaude, etc.). Les bureaux, les barrières, les bâtiments d'entretien et, à certains endroits, la résidence du personnel utilisent le reste (20 %) de l'énergie.

Certains parcs provinciaux ont des emplacements de camping électrifiés. Ceux-ci produisent plus de recettes par nuit de camping que les emplacements non électrifiés. Il est donc avantageux pour Parcs Ontario que les campeurs soient plus nombreux à opter pour les emplacements électrifiés. En 2011, Parcs Ontario a ajouté 114 emplacements électrifiés, ce qui porte le total de ces emplacements à 7 468, soit au total 38 % des 19 409 emplacements. En 2013, le nombre d’emplacements électrifiés devrait être majoré de 118, pour un total de 7 586 soit 39 % du nombre total d’emplacements.

Parcs Ontario tient à remplir sa mission prescrite par la loi, qui est de maintenir l'intégrité écologique et de protéger les ressources naturelles et culturelles dans les parcs provinciaux. Le maintien de l'intégrité écologique présente de nombreux avantages pour l'environnement, dont l'amélioration de la qualité de l'air et la préservation d'un habitat pour la faune et la flore. Les parcs provinciaux réussissent aussi à stocker du carbone, car on sait que les arbres absorbent le dioxyde de carbone, libèrent de l'oxygène et emmagasinent du carbone. Tout cela réduit la quantité de dioxyde de carbone présente dans les milieux naturels.

Au sein du ministère des Richesses naturelles et des Forêts, la catégorie des installations ciblées par la Loi sur l'énergie verte comprend 77 parcs provinciaux. Voici la formule qui a été utilisée pour arriver à ce chiffre : seuls ont été comptés les parcs provinciaux aménagés, que gère le ministère des Richesses naturelles et où la consommation d'électricité annuelle est d'au moins 10 000 kWh (ce qui correspond à la consommation annuelle dans une maison ordinaire en Ontario).

Dans l’ensemble, Parcs Ontario a réduit de 15 % depuis 2006 ses émissions de gaz à effet de serre.

La plupart des bâtiments non associés à des parcs qu'occupe le ministère des Richesses naturelles et des Forêts sont de la compétence du ministère de l'Infrastructure. C'est donc à ce ministère qu'il incombe de produire un rapport sur la consommation d'énergie dans ces bâtiments.

Bilan sommaire de la consommation d'énergie (pour la consommation d'énergie dans chaque parc, voir l'annexe A)

Progrès

Le relevé des compteurs électriques étant fait de façon très inégale dans les parcs provinciaux, il est difficile de mesurer les progrès réalisés pour réduire la consommation d'électricité à ces endroits. Dans plusieurs parcs, le relevé n'a été fait qu'une seule fois en près de deux ans. On voit donc qu'il est difficile de déterminer la quantité d'électricité utilisée en une année donnée.

Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts et Parcs Ontario déclarent leur consommation d'énergie selon chaque parc, et non selon chaque bâtiment. Le nombre de bâtiments dans les 77 parcs ciblés est trop élevé pour qu'il soit réaliste de déclarer la consommation d'électricité dans chacun. Notons aussi que la plupart des parcs n'ont qu'un seul compteur pour l'ensemble de leurs bâtiments.

Bon nombre des parcs ciblés n'ont pas de compteurs intelligents. La consommation d'électricité doit donc être mesurée par un relevé des compteurs. Le relevé étant fait de façon inégale (il n'est pas fait selon un calendrier précis), la consommation d'électricité est difficile à déterminer avec précision. La qualité des données s'améliorera à mesure que les parcs ciblés se doteront de compteurs intelligents. Cela aidera à corriger les variations causées par une estimation de la consommation d'électricité et les relevés faits aux compteurs mêmes.

Les données sur la consommation de propane et de mazout peuvent être trompeuses lorsqu'un parc remplit son réservoir à la fin d'une année civile, car il se peut qu'il n'ait pas besoin de le remplir de nouveau au cours de l'année civile suivante. À titre d'exemple, si un parc a rempli son réservoir à la fin de décembre 2009, il se peut qu'il n'ait pas à le remplir de nouveau avant janvier 2011, ce qui porterait à croire qu'il n'a pas utilisé de mazout durant l'année civile 2010.

Avant 2006, la gestion des parcs provinciaux Craigleith et Ferris était sous-traitée à des fournisseurs de services. (Parcs Ontario a repris leur gestion depuis.) Il n'y a donc pas de données sur la consommation d'énergie dans ces parcs en 2006, qui est l'année de référence pour les mesures et les comparaisons. Si d'autres parcs dont la gestion est actuellement sous-traitée finissent par être de nouveau gérés par Parcs Ontario, il faudra réévaluer l'année de référence 2006 pour que les objectifs et les économies d'énergie concordent avec l'utilisation accrue de ces parcs.

Mesures de conservation de l'énergie (dont les énergies renouvelables)

La conservation de l'énergie et d'autres mesures en matière de bâtiment écologique jouent un rôle important dans tous les projets d'immobilisations du ministère des Richesses naturelles. Ces projets ont permis d'améliorer l'efficacité opérationnelle, d'atténuer l'effet de la hausse du coût de l'énergie et d'aider le gouvernement à atteindre l'objectif qu'il s'est fixé pour réduire la consommation d'énergie en Ontario.

Parcs Ontario a pris de nombreuses mesures de conservation de l'énergie dans ses bâtiments non publics. Entre autres exemples, le thermostat des climatiseurs d'air dans ces bâtiments est réglé à 26 °C (ou à une température plus élevée) et celui des appareils de chauffage est réglé à 21 °C dans les bureaux (et à une plus basse température dans les endroits autres que les bureaux). Les appareils électriques sont écoénergétiques. Les lampes sont écoénergétiques et les luminaires sont munis d'un détecteur de mouvement. Tous les nouveaux bâtiments sont conçus pour qu'ils aient le meilleur rendement énergétique possible.

De nombreuses mesures de conservation d'énergie ont également été prises dans ses bâtiments publics. En voici des exemples : luminaires munis d'un détecteur de mouvement, lampes, appareils électriques et sèche-mains écoénergétiques, chauffe-eau fonctionnant partiellement à l'énergie solaire et chauffe-eau instantanés (dits aussi sans réservoir) alimentés au gaz propane. L'éclairage ambiant est aussi exploité à bonne fin dans de nombreux bâtiments dans tout le réseau des parcs provinciaux. Cela permet de moins utiliser l'éclairage électrique pendant le jour. Mentionnons aussi que Parcs Ontario a installé des toilettes et des pommes de douche à débit réduit et des douches temporisées, et envisage de récupérer les eaux grises (p. ex., les eaux usées provenant des douches et des lavabos) et de les utiliser pour les toilettes de ses blocs sanitaires.

Les sèche-mains écoénergétiques utilisent environ 85 % moins d'énergie que les anciens sèche-mains. Les chauffe-eau instantanés alimentés au propane utilisent de 8 à 14 % moins d'énergie que les chauffe-eau au propane ordinaires. Les chauffe-eau solaires avec énergie d'appoint font réaliser une économie d'énergie de 25 %.

Des toilettes à compost ont été installées dans plusieurs parcs provinciaux pour remplacer les latrines (fosses d'aisance). Elles ne dégagent aucune odeur et n'utilisent pas d'eau (l'urine et les matières fécales sont transformées en compost par un procédé biologique). Elles consomment peu d'énergie (elles fonctionnent généralement à l'énergie solaire) et nécessitent peu d'entretien. Ayant rarement besoin d'être vidangées, elles permettent d'éviter les émissions de gaz à effet de serre que produiraient les camions-citernes d'aspiration des eaux d'égout et le traitement des eaux d'égout aux stations d'épuration. Dans sa stratégie Greenfit, modelée sur les stratégies exposées dans le document du ministère des Richesses naturelles intitulé Notre avenir durable, le parc provincial Algonquin a mis l'épuration des eaux d'égout au rang de ses priorités, afin d'améliorer la santé publique et la protection des milieux naturels. Le parc entend utiliser davantage les toilettes à compost pour réduire la quantité des eaux d'égout qui doivent être épurées. Il a choisi la toilette à compost Phoenix, notamment parce qu'elle remplit les conditions suivantes : elle est inodore; elle n'utilise pas d'eau; elle épure les matières fécales par voie biologique; elle consomme peu d'énergie; elle nécessite peu d'entretien. Le parc provincial Restoule a ajouté deux de ces toilettes en 2010, qui sont dotées d’un panneau solaire destiné à alimenter un ventilateur pour évacuer les odeurs. Au total, le parc a épargné 1 190 $ en frais de services annuels.

Parcs Ontario utilise, à petite échelle, la toilette à compost Clivus Multrum depuis plus de 16 ans et continuera de remplacer, dans certains parcs, les latrines par des toilettes à compost.

Plusieurs parcs provinciaux ont aménagé des zones humides et des roselières (filtres plantés de roseaux) qui peuvent filtrer et stabiliser les eaux d'égout de façon naturelle. Ces installations donnent un traitement de haute qualité et utilisent moins d'énergie que les stations d'épuration préfabriquées qui fonctionnent par décomposition aérobie. Les zones humides et les roselières artificielles sont en outre propices à la croissance de végétaux (p. ex., quenouilles et roseaux) qui stockent du carbone. Le parc Algonquin gère ses eaux d'égout au moyen d'une roselière artificielle à écoulement vertical, pour laquelle il utilise des plantes indigènes. Sa roselière lui permet de réduire considérablement la DBO5 (demande biochimique en oxygène mesurée au bout de cinq jours), ainsi que la teneur en matières en suspension, en phosphore et en azote de ses eaux d'égout avant leur élimination en fosse septique. C'est une technique d'épuration novatrice et naturelle pour le parc Algonquin, qui convient aussi à d'autres grands parcs et à d'assez grandes collectivités en milieu isolé. Parcs Ontario est en train d'aménager une zone humide à trois compartiments à partir d'un bassin de stabilisation à deux compartiments.

Le parc Algonquin s'est doté d'un système de gestion des déchets qui lui a permis d'accroître son « taux de réacheminement des déchets » (la quantité des déchets qui ont été valorisés pour qu'ils n'aboutissent pas dans une décharge) au cours des six dernières années. Son système est associé aux bacs de collecte de déchets MOLOK. Ceux-ci étant en partie sous terre, ils peuvent contenir plus de déchets ou de matières recyclables que les bacs ordinaires. Cela réduit la fréquence du ramassage, ce qui réduit les émissions de gaz à effet de serre associées aux camions à ordures. Le parc Algonquin a obtenu en 2012 le Prix d'excellence du Commissaire à l'environnement de l'Ontario pour son système de gestion des déchets. Grâce à celui-ci, le parc a réussi à doubler son taux de réacheminement des déchets.

En 1999, l’organisme « The Friends of Misery Bay (FOMB) », en partenariat avec Parcs Ontario a construit un centre d’accueil écologique en bordure d’un habitat rare de type alvar. Conçue et construite pour être « verte », cette installation est munie de dix panneaux solaires de 200 watts, de vingt-quatre batteries AGM de 6 volts (fibre de verre microporeuse) et d’un inverseur de 48 volts - qui produit 1 200 ampères-heure de courant par jour. L’installation est aussi dotée d’un sol en dalle de béton, d’une façade de fenêtres orientée vers le sud qui donne un chauffage solaire passif ainsi qu’un champ d’épuration écologique pour le compostage.

Le parc provincial Killarney utilise l’énergie solaire pour ses radiocommunications intérieures. L’organisme « The Friends of Killarney » a contribué à l’installation d’un poste de recharge où les usagers du parc peuvent recharger gratuitement leurs appareils mobiles et électroniques. L’énergie solaire est aussi utilisée pour le fonctionnement du bâtiment d’entretien et pour les installations d’hébergement, ce qui donne des économies en frais d’électricité pendant trois saisons (printemps, été et automne).

Dix-huit panneaux solaires ont été installés au parc provincial Mississagi, dont six ont été placés sur le bâtiment abritant le générateur. Le parc a réalisé des économies de 50 % sur la consommation de diesel pour alimenter le générateur. La réduction des heures de fonctionnement du générateur a aussi entraîné des économies en matière de frais d’entretien et de réparation du générateur.

Le parc provincial Fushimi (situé près de Hornepayne) a installé une centrale solaire qui lui a permis non seulement d'être autonome en matière d'électricité, mais aussi de vendre son excédent d'énergie verte à Ontario Hydro.

Le centre d'accueil du parc provincial Killbear a été construit en 2004 pour être un bâtiment polyvalent. Il a un étage et son rez-de-chaussée est en partie au-dessous du niveau du sol. Les murs extérieurs sont faits d'acier et munis d'une isolation thermique R-12. La toiture est faite d'acier et munie d'une isolation thermique R-40. Les appareils de chauffage et de climatisation fonctionnent au moyen de thermopompes commandées par des thermostats installés à divers endroits dans le bâtiment. Les thermopompes sont reliées à deux principales pompes de circulation, qui elles sont reliées à un réseau de canalisations menant à un échangeur de chaleur situé dans la baie Georgienne. Un circuit fermé d'eau de condensation repose à cinq mètres sous la surface de l'eau. Son eau de condensation circule dans le centre d'accueil par 11 thermopompes à haut rendement énergétique. Grâce à ce système, il n'a pas été nécessaire pour le centre d'accueil d'avoir une chaudière ou une tour de refroidissement supplémentaire. L'aération des toilettes publiques se fait par des évents montés sur le plafond. Le service d'eau chaude est assuré par deux chauffe-eau alimentés au propane. Les urinoirs, les toilettes et les robinets des lavabos sont tous à débit réduit. L'éclairage extérieur est commandé par des cellules photoélectriques. Les lampadaires du parc de stationnement sont commandés par une minuterie. La toiture et les murs extérieurs sont revêtus des panneaux en zinc, qui nécessitent moins d'acier de construction pour être supportés que d'autres types de panneaux. Les fenêtres sont ombragées par de grands surplombements qui captent la chaleur de la lumière solaire.

Dans le cadre d'un projet pilote, la galerie d'art du parc Algonquin sera munie d'une toiture « verte ». Il s'agit d'une toiture plate constituée d'une membrane imperméable couverte d'un mélange d'agrégats et de sol. Cela renforce l'isolation, ce qui diminue l'énergie requise pour chauffer et refroidir le bâtiment. Grâce à ce petit projet pilote, Parcs Ontario devrait pouvoir appliquer cette technique à la conception de nouveaux bâtiments.

Parcs Ontario a l'intention de remplacer les moteurs à deux temps de ses appareils d'entretien des terrains par des moteurs à quatre temps, moins polluants. Dans la stratégie de renouvellement de son parc de véhicules, il est dit que les véhicules électriques et hybrides doivent être utilisés dans la mesure du possible. Plusieurs parcs emploient déjà des véhicules tout-terrain électriques.

Parcs Ontario a étudié la possibilité d'utiliser des énergies renouvelables comme les énergies hydroélectrique, éolienne et solaire, et les utilise de façon sélective.

Parcs Ontario a conçu et utilise actuellement un circuit de récupération-recyclage des eaux grises pour les urinoirs et les toilettes des nouveaux blocs sanitaires du parc provincial Pinery. Trois blocs sanitaires sont conçus pour pouvoir utiliser un circuit séparé pour recueillir, traiter et distribuer les eaux grises des douches, des lavabos et des machines à laver, et les réutiliser pour la chasse d'eau des toilettes et des urinoirs. Cela peut réduire jusqu'à 50 % les besoins en eau et la quantité des eaux d'égout dans ce parc relié à un réseau municipal de distribution d'eau et d'évacuation des eaux d'égout. Ce projet pilote pourrait être appliqué dans tout le réseau des parcs provinciaux. Cela réduirait de façon spectaculaire les effets que les fosses septiques ont sur l'environnement, particulièrement aux endroits où l'espace manque pour le lit des fosses septiques et où le pouvoir filtrant des sols est pauvre.

Parcs Ontario est en train de mettre en œuvre ou de concevoir, pour tous ses grands blocs sanitaires, plusieurs techniques vertes. Cela comprend des sèche-mains homologués par LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), des puits de lumière solaire et l'exploitation accrue de la lumière naturelle dans les toilettes principales, des luminaires munis de détecteurs de mouvement et de lumière dans les toilettes principales, des luminaires munis d'un détecteur de mouvement dans les douches unisexes, des robinets à débit réduit et des chauffe-eau instantanés alimentés au propane (sauf dans les parcs où l'eau froide est particulièrement dure). Un projet potentiel consisterait à remplacer tous les sèche-mains électriques qu'ont encore certains blocs sanitaires par des sèche-mains homologués LEED. Parcs Ontario a conçu un chauffe-eau solaire avec énergie d'appoint qui pourrait être déployé dans tout le réseau. Le chauffe-eau a été installé en 2012 dans les trois blocs sanitaires du parc provincial Pinery et dans le bloc sanitaire de Beaver Dams du parc provincial Killbear. En 2011, un nouveau bloc sanitaire muni de puits de lumière a été installé au parc provincial Restoule. Étant donné que les puis de lumière augmentent l’éclairage naturel, des économies en frais d’électricité sont réalisées.

Dépenses

Parcs Ontario a destiné à des mesures visant à accroître l'efficacité énergétique une somme de 250 000 $ en 2006-2007, une somme de 175 000 $ en 2007-2008 et une somme de 630 000 $ en 2008-2009. De nombreux parcs ont remplacé les lampes énergivores de leurs bâtiments par des lampes écoénergétiques. En 2009-2010, Parcs Ontario a affecté une somme de plus de 380 000 $ à des mesures de conservation de l'énergie. En 2010-2011, une somme de 1 625 600 $ a été affectée à des mesures de conservation de l'énergie et à des travaux d'écologisation d'installations, dont 900 000 $ pour la roselière de filtration-stabilisation des eaux d'égout du parc provincial Algonquin. En 2011-2012, Parcs Ontario a destiné une somme de 875 000 $ à des mesures de conservation de l'énergie et d'écologisation d'installations, dont 775 000 $ pour l'aménagement de zones humides artificielles aux parcs provinciaux Rock Point et Point Farms. Au cours de l’exercice financier 2012-13, une somme de 314 000 $ a été dépensée pour des projets d’initiatives vertes comme l’installation de réservoirs à eau chaude munis de chauffe-eau sur demande; le remplacement d’ampoules extérieures avec des lampes DEL ou à sodium haute pression; l’installation de minuterie crépuscule-aube pour remplacer l’allumage actuel de 24 h; remplacement des laveuses et sécheuses commerciales payantes par des appareils E-Star; l’installation d’un banc de batteries photovoltaïques essentiel pour le fonctionnement d’une installation; installation d’une turbine éolienne pour compenser les frais d’électricité ainsi que des projets de nouveaux bâtiments et d’égouts représentant un montant total de 3 000 000 $ qui font une utilisation très efficace de l’eau et de l’électricité.

Voici d'autres exemples des mesures prises par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts :

Des panneaux solaires photovoltaïques ont été installés à l'aéroport du ministère, à Dryden.

Dans le cadre de son Programme de pisciculture, le ministère emploie, dans la mesure du possible, des techniques respectueuses de l'environnement. Des mesures de conservation de l'énergie ont été prises dans le cadre des travaux faits récemment à la Station piscicole de Dorion pour en doubler la capacité. Sauf pour ses véhicules et sa génératrice de secours, la Station piscicole de Dorion ne produit pas de gaz à effet de serre. Ces mesures de conservation de l'énergie vont au-delà du Code national de l'énergie pour les bâtiments (Ressources naturelles Canada), ce qui permet de réduire considérablement les dépenses énergétiques par rapport aux dépenses énergétiques associées aux techniques de construction ordinaires.

Le Système d'évaluation LEED pour bâtiments écologiques (Conseil du bâtiment durable du Canada) a été appliqué aux travaux de reconception et de reconstruction de la Station piscicole de Normandale, l'objectif étant d'obtenir la cote « Argent » pour ces travaux.

De nombreuses mesures écologiques ont été prises à la place Robinson (le bâtiment du ministère, à Peterborough) afin d'accroître le rendement énergétique, de conserver l'eau et de favoriser un milieu de travail plus sain. La Building Owners and Managers Association (BOMA) a remis à la place Robinson, en 2011, le prix TOBY (The Outstanding Building of the Year) dans la catégorie des bâtiments gouvernementaux. Étant le principal locataire du bâtiment, le ministère a soutenu cette mesure prise par Infrastructure Ontario et Commercial Real Estate Services (CBRE), et continue d'appuyer des mesures semblables que prend Infrastructure Ontario.

Prévision de la conservation de l'énergie et plan de longue durée

Parcs Ontario tient à améliorer le rendement énergétique de ses bâtiments. La consommation annuelle d'énergie et les émissions annuelles de gaz à effet de serre qui y sont associées étant en grande partie déterminées par le nombre de visiteurs et les conditions météorologiques durant une année donnée, il est très difficile d'établir un objectif pour un parc et de l'atteindre. Dans son document d'orientation stratégique 2010-2015, Parcs Ontario dit être un leader écologique pour ce qui est de la gestion de ses ressources.

Dans son plan de longue durée pour ses biens corporels immobilisés, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts tient compte de l'âge et de l'état de ses infrastructures et installations, de ses orientations stratégiques, des orientations stratégiques du gouvernement provincial, des priorités établies pour l'écologisation des bâtiments et des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la consommation de l'énergie.

Communications et sensibilisation

Parcs Ontario incorpore le changement climatique dans ses programmes éducatifs du patrimoine naturel. Ceux-ci ont pour objet de montrer aux personnes qui visitent les parcs provinciaux ce qu'elles peuvent faire pour réduire au minimum leur empreinte sur l'environnement et leur montrer ce que fait Parcs Ontario pour aider à ralentir le changement climatique et à conserver l'énergie.

Plusieurs parcs encouragent leurs visiteurs à laisser leur véhicule à leur emplacement de camping ou dans le parc de stationnement durant tout leur séjour, et de se déplacer dans le parc à pied ou en vélo. La campagne vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre associées aux véhicules qui circulent dans les parcs.

Parcs Ontario a approuvé et met en œuvre la Stratégie écoloAction, dont le but est de renforcer son rôle d'entreprise citoyenne respectueuse de l'environnement au sein de la fonction publique de l'Ontario et de montrer au public ce que peut faire un organisme respectueux de l'environnement. La Stratégie écoloAction décrit les mesures particulières que prendra Parcs Ontario pour écologiser ses activités. Sont parmi ces mesures : affecter des fonds d'immobilisation à des mesures de rattrapage écoénergétique, à des travaux d'exploitation des énergies renouvelables et à l'acquisition de véhicules et de matériel écoénergétiques; veiller à ce que les nouveaux bâtiments soient conçus pour qu'ils aient le meilleur rendement énergétique possible; tenir compte des possibilités de conservation de l'énergie lorsque l'emplacement des nouvelles infrastructures est choisi; veiller à ce que les routes soient courtes; donner aux visiteurs la possibilité de se déplacer dans les parcs à pied ou en vélo.

Parcs Ontario a amorcé des initiatives écologiques dans le but d'accroître le rendement énergétique, de réduire les dépenses, de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de réduire la production de déchets et d'accroître le recyclage. Les lignes directrices sont articulées autour des critères suivants : les parcs dont les factures énergétiques sont lourdes; les bâtiments d'un âge avancé; les parcs qui accueillent de nombreux visiteurs; les parcs qui sont ouverts toute l'année; les grands parcs de véhicules d'un âge avancé; les parcs en milieu éloigné, où les sources d'énergie conventionnelles doivent être remplacées par d'autres sources d'énergie; les projets conformes au plan de gestion du parc. Il faut en outre que les mesures envisagées soient réalistes pour le parc.

Les thèmes et les projets qui ont été choisis se rapportent à l'approvisionnement en électricité de sources renouvelables, aux mesures visant à accroître le rendement énergétique et à conserver l'énergie, à la réduction des émissions de gaz nocifs (p. ex., les émissions de CO2), au recyclage, à l'innovation et à la technologie.

2014 GHG Report

Reporting Entity2006 Tonnes CO2e2013 Tonnes CO2e2014 Tonnes CO2e2006 vs 20142006 vs 20132013 vs 2014
IO121,52880,44771,650(41%)(33.8%)(10.9%)
IO -AFPN/A12,11812,721N/AN/A5%
MCSCS34,42924,34722,911(33.5%)(29.3%)(5.9%)
MCYS5,3915,0854,573(15.2%)(5.7%)(10.1%)
EDU9,4778,2588,049(15.1%)(12.9%)(2.5%)
MNRF3,7502,6331,723(54.1%)(29.8%)(34.6%)
MTO302213121(60%)(29.4%)(43.3%)
Total174,877133,100121,748(30.4%)(23.9%)(8.5%)

Ontario Parks Consumption

Energy TypeAnnual Total ConsumptionUnit of Measure
Electricity10,797,922.31KWh
Natural Gas37,544.60m3
Diesel/Fuel Oil (#2)106,642.05L
Propane568,039.51L