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Le littoral du parc Wheatley
sur le lac Érié déroule devant les yeux
des visiteurs son tapis de fleurs et d’essences forestières.
On trouve normalement ce type de forêt, carolinienne
et luxuriante, beaucoup plus au sud. Le caryer ovale est un
hôte inattendu de ces bois. C’est une essence
méridionale au tronc ondulé et à la silhouette
effilée, dont les branches sont peu nombreuses et peu
élevées.
Cette forêt touffue contient des chênes et des
caryers. Entre autres fleurs, les trilles embaument les sous-bois
de leurs fragrances printanières et y mettent des notes
de couleur vive. On y trouve aussi des plantes rares comme
la lobélie du cardinal, l’osmonde royale, le
botryche de Virginie, l’osmonde cannelle et le lycopode
luisant. Dans les champs près de l’entrée
du parc poussent l’herbe-de-Saint-Guillaume, l’habénaire
lacérée, l’éléocharide de
Small, la monarde fistuleuse et le pâturin ample.
De nombreuses espèces d’oiseaux et de lépidoptères
fréquentent la région depuis des siècles.
La moule zébrée, petit mollusque rayé,
est arrivée depuis peu dans le parc. Son infestation
rapide des Grands Lacs est considérée comme
l’un des pires désastres écologiques de
la décennie en Amérique du Nord. Il faut faire
attention en marchant les pieds nus, car des coquillages échouent
souvent sur la plage.
En été, la tortue peinte et la tortue hargneuse,
le héron et l’aigrette – oiseaux spectaculaires
– se rencontrent dans les eaux peu profondes du ruisseau.
On y observe souvent la couleuvre renardine qui est inoffensive.
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