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Il y a environ 12 000 ans, le
recul du dernier glacier de Quetico a laissé derrière
lui un paysage dominé par un substratum rocheux, arrondi,
lisse ou strié, cassé en forme de blocs ou broyé
pour former des falaises imposantes.
Le visiteur qui se rend à Quetico y trouvera des forêts
sans fins d’une nature sauvage et d’une virginité
exceptionnelles, des lacs miroitants et d’innombrables
tourbières; de même qu’une faune et une
flore très diversifiées. Au nord, la forêt
est principalement composée d’épinettes
noires, de pins gris, de peupliers faux-trembles et de bouleaux
blancs, avec des petites poches protégées d’essences
davantage typiques du sud tels que le chêne, l’orme,
l’érable argenté, le bouleau jaune et
le tilleul. Le parc possède également de magnifiques
peuplements de pins rouges et blancs. Parmi les petits mammifères,
notons l’écureuil rouge, le tamia, le castor
et le vison d’Amérique. Le parc abrite également
des espèces de plus grandes tailles tels que le loup,
l’ours et l’orignal; en été, plus
de 90 espèces d’oiseaux nichent dans la forêt.
Communiquant entre elles, les nombreuses voies navigables
de Quetico ont servi de réseau fluvial aux explorateurs
à la recherche d’un passage vers l’ouest.
Elles ont également constitué, au milieu du
XVIIe siècle, une voie maritime vitale au transport
de tonnes de peaux à fourrure afin d’approvisionner
les marchés de Montréal et d’Europe. Aujourd’hui,
ces cours d’eau constituent un paradis sauvage pour
les adeptes du canotage.
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