La nourriture pour votre expédition en canot : il faut penser à la nutrition

Situé au nord-est de l’île Manitoulin, sur la rive nord de la baie Georgienne, le PARC PROVINCIAL KILLARNEY offre un décor de nature parmi les plus beaux du Canada, avec quelques-uns des sentiers de randonnée et des parcours de canotage les plus pittoresques au monde. Dès la première visite, on est conquis et c’est pour toujours. Killarney nous appelle à y retourner encore et encore.

Voici la troisième partie d’une série d’extraits sélectionnés du guide du canotage The Killarney Provincial Park Canoe Guide, un ouvrage de Leslie Joynt et Roel Teunissen, membres de Parcs Ontario, qui est publié par l’association The Friends of Killarney Provincial Park. Le guide encourage les comportements responsables et la sécurité dans les expéditions en canot dans l’arrière-pays. On peut acheter le guide auprès de l’association The Friends of Killarney Provincial Park, Killarney (Ontario) P0M 2A0.

La nourriture pour votre expédition en canot : il faut penser à la nutrition

Chose capitale, il faut prévoir une alimentation équilibrée. Puisqu’il y aura exercice physique soutenu, vous aurez besoin de glucides. Les pâtes, les céréales et le riz seront donc votre source régulière d’énergie pour le canotage à longueur de journée. Vous aurez aussi besoin de protéines, mais sur ce point ne forcez pas la dose. Vous pensez à emporter de la viande? Où vous allez, il n’y a pas de réfrigérateur et du fait de l’interdiction des boîtes de conserve et des bouteilles, oubliez le ragoût de bœuf et autres viandes en boîte. Voici quelques conseils en matière de nourriture.

Viande
À vous de juger s’il convient d’emporter de la viande. Faire du canot en plein cœur de l’été, c’est autre chose que d’en faire à la fin de septembre ou en octobre. Beaucoup de campeurs de l’arrière-pays laissent tomber la viande, puisqu’il existe d’autres aliments protéiniques qui ne requièrent pas de réfrigération. Autre facteur à considérer : la cuisson de la viande peut attirer les animaux sauvages.

Quelques campeurs aiment emporter une portion de viande congelée pour leur premier souper en milieu sauvage. Si c’est votre cas, pour le trajet en voiture jusqu’au parc, enveloppez la viande congelée dans plusieurs couches de papier journal et gardez-la dans une glacière sous une pile de contenants réfrigérants (cryosacs). Une fois sur l’eau, gardez la viande à l’ombre, dans le fond du canot. Ici, une glacière souple serait idéale, surtout si vous ajoutez des bouteilles en plastique remplies d’eau ou de jus congelé. L’avantage est double : la viande sera gardée au froid et vous aurez des boissons froides, une fois les bouteilles décongelées. La viande dégèlera lentement pendant la journée de canotage et sera prête pour la cuisson à votre arrivée au premier point de destination. Nul doute, cette belle organisation épatera vos compagnons de voyage.

Certaines viandes froides très épicées, comme le salami et le pepperoni, peuvent se conserver quelques jours sans réfrigération. Le saucisson d’été, plus sec, est particulièrement bon – il se conservera quelques semaines, à condition qu’il ne soit pas mouillé. Tous ces types de viandes dureront plus longtemps si on les achète en paquets étanches. Gardez-les toujours à l’ombre, dans la partie la plus fraîche du canot. Idéales comme collation, ces viandes épicées peuvent être aussi intégrées dans un repas, une petite quantité suffisant pour relever un plat.

Fromage
Le fromage peut être rangé de la même manière que le salami. Mais, par temps très chaud, il peut se ramollir beaucoup et suinter. C’est un ingrédient excellent pour les repas rapides; on le mange alors avec des craquelins ou des galettes suédoises. Pour les excursions plus longues, emportez des fromages secs, comme le parmesan, ou des sauces au fromage en poudre pour relever vos plats de pâtes.

Beurre d’arachide
Voilà un autre aliment de choix pour un séjour en milieu sauvage. Mangez-le en tartine sur des galettes suédoises ou, pourquoi pas, sur du pain bannock que vous aurez fait cuire la veille. N’hésitez à inventer des recettes. Par exemple, mélangez-en dans un peu de lait en poudre et de sauce soya pour créer votre propre sauce au beurre d’arachide. Pour le transport, emportez le beurre d’arachide vendu en bocaux de plastique rigide dont le couvercle se visse, mais il faut tout de même surveiller les écoulements. Si c’est le cas, transvasez-le dans un contenant plus robuste.

Noix et fruits secs
C’est le cocktail d’énergie et la collation incontournable de tout grand randonneur ou canoteur qui se respecte. Les amateurs de plein air en ont toujours à portée de la main, puisant régulièrement par poignées dans cette manne pour calmer leur faim. Le mélange de base est fait de noix et de fruits secs (raisins, pommes, abricots, bananes…), mais on peut ajouter d’autres ingrédients, comme de la noix de coco séchée, des éclats de chocolat… à vous d’imaginer le reste! On trouve des mélanges tout prêts, sous des noms variés (mélange montagnard, mélange promenade, etc.), dans les magasins d’aliments naturels et les épiceries.

Une poignée de ce cocktail énergétique vous rassasie vite. Ici, rien à préparer. Beaucoup de canoteurs en grignotent à longueur de journée, ne s’arrêtant pas pour le repas de midi, préférant refaire le plein à intervalles à coups de bouchées de noix et fruits ou d’autres en-cas nourrissants. Ce mélange peut aussi être incorporé à vos céréales du petit-déjeuner.

Pain
La plupart des pains ordinaires ne résisteront aux rigueurs du voyage. Ne choisissez donc pas de pain qui risque d’être méconnaissable à l’arrivée. Notre suggestion : du pain pumpernickel (seigle noir), des bagels et des pains multigrains compacts. Emportez plutôt un pain entier non tranché; il ne se gâtera pas aussi vite.

Au lieu de pain, emportez des craquelins, des galettes suédoises ou du pain pita, qui se conservent longtemps. Pour éviter qu’ils ne se brisent en morceaux, mettez-les dans un sachet en plastique à fermeture hermétique, et placez le sac dans un contenant en plastique rigide. Vos pains resteront frais et entiers!

Autre suggestion : faites vous-même votre pain. Songez au souvenir inoubliable que vous procurera le plaisir simple d’un petit pain bannock tout frais et tout chaud. En voici la recette traditionnelle : 1 tasse de farine; 1 cuillerée à thé de poudre à pâte; ¼ de cuillerée à thé de sel; et environ 2 ou 3 cuillerées à table de beurre ou d’huile. Mélangez tous ces ingrédients avant votre expédition et emmenez le mélange dans un sac en plastique.

Une fois installés sur votre emplacement de camping, ajoutez suffisamment d’eau au mélange pour faire la pâte. Vous pouvez aussi ajouter des raisins secs, du fromage, de la muscade, de la cannelle… ou d’autres ingrédients, selon votre goût. Enroulez la pâte à l’extrémité d’un bâton et faites cuire au-dessus des braises incandescentes. Sinon, formez un petit pain rond mince, saupoudrez-le de farine et faites-le frire dans la poêle sur votre réchaud.

Liquides
En ramant toute la journée, souvent sous le soleil, vous devez rester hydratés. Assurez-vous qu’il y aura suffisamment d’eau pour tout le groupe, chaque personne pouvant porter sa provision d’eau et la garder à portée de la main. N’oubliez pas que lorsqu’on a soif, on est déjà dans un état de déshydratation légère. L’état s’aggravera avec l’exercice physique soutenu ou la grosse chaleur. Vous avez mal à la tête? C’est peut-être un signe de déshydratation. Buvez quelques gorgées d’eau ou de jus frais.


LE MOIS PROCHAIN : La cuisine du camp




 

Dernière modification: Le 7 août 2003
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2003

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