Faire le bon choix :
Les aliments à emporter pour votre randonnée en canot
KILLARNEY, au nord-est de l’île Manitoulin, sur la rive nord de la baie Georgienne, est l’un des joyaux du Canada. Ses sentiers de randonnées et ses itinéraires de canotage comptent parmi les plus pittoresques au monde. Une fois que vous avez Killarney dans la peau, c’est généralement pour de bon, et vous y revenez chaque fois que vous le pouvez.
Voici un extrait du guide de canotage, The Killarney Provincial Park Canoe Guide, publié par les Amis du parc provincial de Killarney et rédigé par Leslie Joynt et Roel Teunissen, de Parcs Ontario. Ce guide encourage le respect de la nature et les randonnées en canot qui allient plaisir et sécurité. On peut se procurer ce guide auprès de l’association, à l’adresse suivante : the Friends of Killarney Park, Killarney, Ontario P0M 2A0.
La plupart des campeurs en conviennent – la nourriture est l’un des éléments essentiels du succès ou de l’échec d’une randonnée en canot. Que vous aspiriez à des repas de gourmets ou à des mets plus ordinaires, vous devez faire le bon choix – suffisamment de nourriture pour satisfaire tout le monde, mais assez simple pour que vous ne passiez pas votre temps « dans la cuisine ».
Produits de la nature
Pour commencer, un petit rappel à propos de la cueillette de la végétation. Désolé, mais la végétation comestible (mais oui, même les bleuets!) que vous espériez inclure dans vos menus de camping est réservée à la faune. Les animaux sauvages ont besoin de cette nourriture pour survivre au jour le jour et pour constituer des réserves d’énergie en prévision de l’hiver long et rigoureux qui les attend.
Où trouver de la nourriture pour le camping
Les repas préemballés d’aliments déshydratés ou lyophilisés sont légers à transporter, mais peuvent peser lourd sur le budget. Ces repas sont fournis dans un emballage étanche à l’eau et aux odeurs. Ils sont généralement faciles à préparer – il suffit souvent d’en verser le contenu dans de l’eau bouillante et de mélanger. Si vous n’avez pas beaucoup de temps pour planifier les repas à l’avance, c’est sans doute une bonne solution.
Les campeurs de longue date se souviennent sans doute de l’époque où ces repas étaient fades, insipides, et souvent appelés « les aliments d’astronaute ». Heureusement, les progrès accomplis dans ce domaine sont importants. Certaines marques offrent des portions plus que suffisantes et un choix d’aliments très varié, y compris des repas végétariens. La plupart des magasins de plein air offrent une bonne sélection de ces repas préemballés.
Lorsque vous êtes à la recherche d’aliments légers, n’oubliez pas les étagères de votre épicerie locale. Les mélanges secs pour soupe, le couscous, les lentilles à cuisson rapide, les pâtes, les céréales instantanées, le lait en poudre, les jus en poudre, le pain plat, les mélanges secs pour sauce et le riz sont tous des produits courants qui voyagent bien. Bien sûr, la planification des menus sera un peu plus compliquée; par contre, vous dépenserez moins d’argent en nourriture.
Qu’en est-il de l’aspect nutritif?
L’essentiel, c’est d’avoir un régime équilibré. Votre niveau d’activité sera relativement élevé. Les glucides que contiennent les pâtes, les céréales et le riz vous procureront la source d’énergie régulière dont vous aurez besoin pour pagayer toute la journée. Il vous faudra aussi des protéines, mais sans excès. Le fait de transporter de la viande vous inquiète? Il est vrai que vous ne trouverez pas de réfrigérateur à destination, et l’interdiction des boîtes de conserve et des bouteilles signifie que les conserves de ragoût de viande ne sont pas une solution. Voici quelques conseils…
La viande – Dois-je en emporter?
Est-il préférable d’emporter de la viande? C’est à vous d’en décider. Canoter dans la canicule de l’été n’est pas la même chose qu’à la fin du mois de septembre ou en octobre. La plupart des personnes qui campent dans l’arrière-pays préfèrent ne pas emporter de viande car il existe beaucoup d’autres sources de protéine qui ne nécessitent pas de réfrigération. Les odeurs de cuisson peuvent aussi attirer des animaux sauvages – un autre facteur à prendre en compte dans la planification.
Certains campeurs emportent juste assez de viande congelée pour le premier jour. Si tel est votre choix, emballez la viande congelée dans plusieurs épaisseurs de journal et placez le tout dans une glacière avec quelques blocs réfrigérants pour votre voyage en voiture jusqu’au parc. Une fois sur l’eau, conservez-la à l’ombre, près du fond du canot. Une petite glacière souple, surtout si vous y ajoutez des bouteilles en plastique contenant de l’eau ou du jus gelé, est la solution idéale. En plus de conserver votre viande au frais, vous aurez le plaisir de déguster une boisson fraîche lorsque les bouteilles seront dégelées. De quoi impressionner vos compagnons! La viande dégèlera pendant que vous pagayez et sera prête à l’emploi ce soir-là.
Certaines viandes très épicées, par exemple le pepperoni et le salami, se conservent quelques jours sans réfrigération. Le saucisson d’été, une variété plus sèche, est particulièrement adapté – vous pouvez le conserver pendant plusieurs semaines, pour autant qu’il reste au sec. Dans tous les cas, ces produits se conserveront plus longtemps s’ils sont achetés dans un emballage étanche. Gardez-les à l’abri du soleil, dans la partie la plus fraîche du canot. Parfaits pour les collations, ces saucissons épicés peuvent aussi s’intégrer au plat principal; une petite quantité suffira pour rehausser un repas.
Le fromage – Un excellent choix pour des repas rapides
Le fromage peut être conservé de la même manière que le saucisson, mais il risque de ramollir et de suinter s’il fait très chaud. C’est un choix excellent pour une collation avec des craquelins ou du pain plat. Pour les randonnées plus longues, n’oubliez pas d’emporter du fromage sec, comme du parmesan, ou des mélanges à sauce au fromage en poudre pour rehausser les plats de pâtes.
Le beurre d’arachide – Donnez libre cours à votre imagination
Le beurre d’arachide est un autre bon choix. Tartinez-le sur du pain plat ou peut-être sur le pain Bannock que vous aurez cuit vous-même la veille. Là aussi, faites preuve d’imagination. Par exemple, ajoutez du beurre d’arachide à un peu de lait en poudre et de sauce de soja, et vous aurez votre propre sauce exotique aux arachides. Pour la conservation, certaines marques offrent le beurre d’arachide dans un contenant en plastique robuste avec un couvercle vissé. Mais attention aux fuites! Au besoin, transférez le contenu dans un récipient plus fiable.
Le mélange montagnard – Une vraie petite merveille
Avez-vous déjà entendu parler du Gorp ou du mélange montagnard? Pour les canoteurs affamés, cela évoque le soulagement ressenti quand ils farfouillent dans des sacs en plastique pour en retirer une poignée d’un mélange, parfois mystérieux, qu’ils s’empressent d’enfourner dans leur bouche avide. À base de noix et de fruits séchés, ces mélanges peuvent aussi contenir de la noix de coco séchée, des grains de chocolat ou … faites appel à votre propre imagination! On peut se procurer des mélanges tout prêts dans les épiceries et les magasins de produits diététiques sous des noms exotiques comme « mélange californien », « mélange savoureux » ou « mélange de la moisson ».
Ces mélanges constituent une vraie petite merveille - nourrissants, toujours prêts et tout simplement délicieux! Bon nombre des adeptes de ces mélanges appartiennent au club des « grignoteurs dans l’action » : une fois sur l’eau, ils ne s’arrêtent que pour les repas principaux, mais refont provision d’énergie avec quelques poignées de mélange montagnard ou d’autres collations nutritives. Le mélange montagnard peut aussi ajouter une touche consistante à votre gruau matinal.
Le pain – Confectionnez-le vous-même
La plupart des pains ordinaires ne passeront pas l’épreuve du sac de randonnée. Choisissez donc quelque chose qui ne se transformera pas en boule méconnaissable et peu alléchante. Notre recommandation : le pumpernickel, les bagels et les pains lourds multigrains. Emportez du pain non tranché, il se conservera plus longtemps.
Pensez aux substituts du pain : craquelins, pain plat, pita et équivalents. Ils durent plus longtemps, mais peuvent aussi s’émietter dans votre sac. La solution : placez-les dans un sac en plastique hermétique puis dans un contenant en plastique rigide. Le tour est joué - frais et intact!
Un dernier mot à propos du pain … confectionnez-le vous-même! Le bannock chaud est l’un de ces plaisirs simples qui peuvent faire partie des souvenirs inoubliables d’une randonnée. Pour confectionner le bannock traditionnel, il suffit d’une tasse de farine, 1 c. à thé de poudre à pâte, 1/4 de c. à thé de sel et 2 à 3 c. à table de beurre ou d’huile. Mélangez ces ingrédients avant votre départ et conservez ce mélange dans un sachet en plastique.
Une fois sur place, ajoutez suffisamment d’eau pour faire une pâte épaisse. Pour varier, vous pouvez y ajouter des raisins secs, du fromage, de la noix muscade, de la cannelle … faites preuve d’imagination! Faites rôtir la pâte sur un bâton, au-dessus des braises chaudes, ou bien faites une galette, saupoudrez-la de farine et faites-la frire dans une poêle huilée sur votre réchaud de camping. Mmmmmm!
Liquides – N’oubliez pas de vous hydrater
Pagayer toute la journée peut exiger un effort important et donner soif. Prévoyez suffisamment d’eau potable pour tout votre groupe. Chaque personne peut transporter sa propre provision d’eau et boire à sa guise. Conservez votre provision à portée de la main. Si vous avez soif, vous êtes déjà dans un état léger de déshydratation. Plus on fait de l’exercice et plus il fait chaud, plus il est important de boire suffisamment. Vous avez mal à la tête? C’est peut-être le signe d’un début de déshydratation. Avalez quelques gorgées d’eau fraîche ou de jus. Une bonne hydratation est essentielle pour se maintenir en forme.
LE MOIS PROCHAIN : La nourriture – en quelle quantité?
Dernière modification: Le 5 juin 2003
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2003