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Immortalisé en peinture
par le Groupe des Sept, ce parc magnifique et reculé
s’étend sur la très accidentée
péninsule Coldwell, laquelle s’avance, par la
rive nord, dans le lac Supérieur. Le paysage rocheux
a été formé par de sempiternelles érosions
et plusieurs périodes glaciaires. À certains
endroits, le granite dur a été érodé
pour emprunter des formes fantastiques, tandis qu’ailleurs,
les eaux turbulentes ont creusé des puits naturels
dans le sol rocheux du lac.
Le parc abrite une petite harde de caribous des bois qui sont
parmi les derniers de l’espèce à peupler
la région. On y trouve également des orignaux,
des ours, des loups, des renards, des chevreuils, des gélinottes
huppées, des huards et des grands hérons.
Dans les zones plus arides du parc, la forêt est dominée
d’épinettes blanches, de pins rouges, de sapins
baumiers, de bouleaux blancs et de peupliers faux-trembles.
Les zones plus humides sont surtout composées de peuplements
d’épinettes noires, de mélèzes
et de cèdres blancs. Les eaux froides du lac Supérieur
offrent un habitat favorable aux plantes sub-arctiques tels
que la camarine, le myrtillier et la saxifrage incrustée
qui poussent sur la rive nord.
Les découvertes archéologiques indiquent que
l’homme aurait investi la région il y a 4 000
ans pour y pratiquer la chasse et la pêche. Les Français
y ont construit un poste de traite des fourrures au XVIIe
siècle, et la Compagnie de la baie d’Hudson y
a par la suite érigé un fort. Durant la seconde
guerre mondiale, le caractère reculé de la péninsule
a poussé le gouvernement canadien à y construire
un camp de prisonniers de guerre allemands.
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