Ours polaire – Parc provincial Polar Bear
Huart à collier – Parc provincial Bon Echo
Faucon pèlerin – Parc provincial du Lac-Supérieur
Caribou des bois – Parc provincial Woodland Caribou
"Franchir la clôture derrière chez nous, c'était pénétrer dans un autre monde. Un monde qui est devenu le mien : un ravin qui découpait le paysage urbain de Toronto. J'étais une version des années 1950 des Deux petits sauvageons de l'auteur Ernest Thompson Seton. Nous étions en fait trois ou quatre petits sauvageons à explorer la nature le long de notre affluent de la rivière Don. À 12 ans, j'avais ma première liste d'oiseaux. Le ravin était un royaume de découvertes sans fin. Mais une fois adolescent, j'entendais parler d'autres lieux en Ontario qui semblaient bien plus exotiques : les marais du lac Érié et les terres sauvages du Nord.
Il s'est avéré que tous ces lieux exotiques sont… des parcs provinciaux. Voici quelques souvenirs de milieux naturels extraordinaires qui ont pénétré dans mon esprit et aidé à créer la personne que je suis. Le premier souvenir est celui d'un petit matin à Long Point, au début du printemps. Il y a un épais brouillard et c'est juste avant l'aube. Nous les entendons d'abord, puis les voyons voler bas, argentés dans le voile de brume : des centaines de cygnes siffleurs. J'ai depuis parcouru Long Point en tous sens, même jusqu'à l'autre monde qui est son extrémité. J'ai passé des heures innombrables à jouir de la migration printanière et à chercher des oiseaux des marais, seul ou lors de marathons ornithologiques.
Turkey Point était une destination semblable, mais son paysage créait une sensation différente. Les week-ends passés à cet endroit avec le club de naturalistes de Hamilton ont produit de nombreux joyeux souvenirs. Je pourrais parler des visites au parc Bon Echo et au parc du Lac-Supérieur, et des beaux moments passés à faire du canot et à peindre aux endroits du parc Killarney que fréquentait jadis le Groupe des Sept.
Mais c'est le parc Algonquin qui eut l'effet le plus profond sur moi. Jusqu'à la fin de l'adolescence, le Parc était pour moi un lieu quasi mythique – le fabuleux Nord canadien, le cœur du pays de Tom Thomson et un endroit où je verrais des orignaux, des ours noirs, des corbeaux, des tétras du Canada et des mésanges à tête brune. J'ai décroché un emploi de rêve pendant trois étés : garçon à tout faire au Wildlife Research Camp. Me voilà qui aidais des étudiants diplômés et des scientifiques à réaliser de vrais travaux de recherche ! Ces étés ont changé ma vie. Au sens profond. Et c'est ce qu'on peut dire des parcs de l'Ontario. Ils peuvent avoir – et ils ont – un effet transformateur."
- Robert Bateman