Le serpent à sonnette massasauga et autres serpents d’apparence similaire
Vous n’avez eu qu’un bref aperçu du serpent, mais ce dos aux taches bien marquées ne pouvait être que celui d’un serpent à sonnette massasauga. Vrai? Peut-être que non. Le massasauga est un serpent timide et, selon l’endroit où vous habitez ou passez vos vacances en Ontario, vous avez peut-être rencontré l’un des parents aux traits similaires à ce reptile : la couleuvre à nez plat, la couleuvre tachetée ou la couleuvre d’eau. Veuillez lire ce qui suit pour en savoir plus.
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| Fox Snake - Photo by Gary Allen |
Ce serpent est venimeux, mais timide. Il évite d’être vu et se dissimule souvent sous les buissons, les fougères et les roches. D’une longueur pouvant atteindre 70 centimètres, le massasauga est de couleur grise ou noire, avec de grandes taches foncées le long du dos. Son ventre est noir. Au corps épais, se déplaçant avec lenteur, il produit un son de crécelle lorsqu’il se sent menacé – un avertissement clair à garder vos distances. Mais il arrive qu’il perde son bruiteur – ce n’est donc pas un moyen absolu d’identification.
Lorsqu’il est menacé, le serpent peut se mettre en boule et attaquer, mais il ne peut redresser qu’un tiers de la longueur de son corps. Il peut contrôler la quantité de venin qu’il injecte. La morsure d’un massasauga laisse souvent deux marques distinctes en forme de crochets, mais peut parfois aussi ne laisser qu’une seule incision.
Il arrive parfois que les gens se fassent mordre à la main ou sur le torse lorsqu’ils escaladent des rochers. La morsure d’un massasauga peut être très douloureuse, voire mortelle; il faut donc consulter immédiatement un médecin. La victime devrait demeurer calme et éviter autant que possible tout mouvement. Le traitement des morsures de massasauga comprend souvent l’injection d’un sérum antivenimeux.
Si vous voyez un serpent à sonnette massasauga lorsque vous faites de la randonnée sur un sentier ou escaladez des rochers, éloignez-vous – c’est le meilleur moyen de vous protéger et de protéger le serpent.
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| Eastern Hognose Snake - Photo: Jeremy Rouse |
La couleuvre à nez plat vit dans les zones sablonnées et dans les zones sèches boisées du sud de l’Ontario. Elle se nourrit principalement de crapauds. La couleuvre à nez plat est une espèce en péril inscrite sur la liste des « espèces menacées » par le COSEPAC.
Cette couleuvre utilise plusieurs stratégies de défense lorsqu’elle se sent menacée. Elle peut se redresser et émettre un sifflement tout en aplatissant son cou comme un cobra. Elle fait aussi vibrer sa queue. Elle peut attaquer, mais ne mordra pratiquement jamais un être humain. Son comportement porte à croire qu’il s’agit d’un serpent venimeux, alors que ce n’est pas le cas. Si ces tactiques n’effrayent pas le prédateur, la couleuvre simule alors sa mort en se tournant sur le dos. Si on la remet sur son ventre, elle retourne sur son dos en position de « mort », comme un possum.
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| Eastern Milksnake - Photo: Gary Allen |
La couleuvre tachetée se distingue du massasauga par ses couleurs vives, sa tête étroite et ses pupilles rondes. De plus, la couleuvre tachetée présente à peu près le même diamètre sur toute sa longueur, à part la queue. À l’inverse, le massasauga a une grosse tête qui se distingue clairement du cou.
La couleuvre tachetée vit dans les clairières, les champs, les terres agricoles ainsi que dans les jardins à la campagne et dans les banlieues des villes. Elle se nourrit principalement de souris et tue sa proie en enroulant son corps autour d’elle pour l’étouffer.
Lorsque ce serpent non venimeux est effrayé, il fait vibrer sa queue contre un objet, des feuilles mortes par exemple, et peut produire ainsi un son vibratoire. Il n’a cependant pas de bruiteur.
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| Norther Watersnake |
La couleuvre d’eau est commune dans le centre de l’Ontario et a un domaine vital relativement restreint. Excellente nageuse, on l’observe le plus souvent dans l’eau ou à ses abords. Elle dort et hiberne sur la terre ferme.
Elle se nourrit principalement de grenouilles, d’écrevisses, de salamandres et de poissons.
Adapté de la brochure « The Snakes of Ontario », publiée par le ministère des Richesses naturelles en 1967 puis révisé en 1981, avec mises à jour par Sue Russell, agente d’information, programme des espèces en péril de Parcs Ontario.
Dernière modification: Le 7 juillet 2003
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2003