L’un des principaux objectifs de Parcs Ontario est de protéger les paysages qui présentent des caractéristiques naturelles et culturelles particulières. Au parc provincial The Pinery, un parc naturel situé sur les rives du lac Huron, au sud de Grand Bend, l’objectif est de protéger pour les générations à venir l’écosystème d’une savane de chênes rares.
Dans le cas de la savane de chênes, aujourd’hui en danger, la protection de ce type d’habitat en vue d’assurer sa survie et sa santé à long terme consiste à mettre délibérément le feu à la couverture végétale dans le cadre d’un brûlis contrôlé ou « dirigé ». Bien qu’un tel procédé aurait été désapprouvé il y a 20 ans, c’est devenu aujourd’hui une pratique acceptée dans la gestion des ressources, un moyen indispensable pour préserver la santé du parc et de ses écosystèmes.
En avril et au début de mai, la Direction de l’aviation et de la lutte contre les feux de forêt du MRN effectueront, en collaboration avec Parcs Ontario, des brûlages dirigés pour aider à restaurer et à protéger les écosystèmes rares que l’on trouve dans les parcs provinciaux The Pinery, Rondeau, de la Pointe Turkey et de la Plage Wasaga, ainsi que dans la réserve naturelle provinciale de la Prairie Ojibway. Les photos suivantes montrent les étapes d’un brûlage dirigé au parc The Pinery.
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Autour des secteurs à brûler, on prévoit des zones de protection où l’on retire les feuilles et toutes autres matières inflammables. On crée ainsi une zone de sécurité qui isolera et confinera le feu, une fois allumé.
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La température, l’humidité, la vitesse du vent et les chutes de pluie sont mesurées pendant des mois avant l’opération de brûlage. À l’aide de ces données, les spécialistes du feu peuvent calculer ce qu’on appelle l’« indice du combustible léger », qui permet de prédire le comportement du feu.
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Quand le temps et les autres conditions sont appropriés (habituellement en avril et mai), les équipes de lutte incendie du ministère des Richesses naturelles mettent le feu aux secteurs désignés et surveillent la situation. Le personnel du parc aide les équipes dans la surveillance du feu.
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Le feu se déplace vite – jusqu’à 20 mètres par minute. En d’autres mots, un terrain de plus de 50 hectares peut être brûlé en une heure environ.
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20 MINUTES après le passage du feu, les feuilles, les arbrisseaux et les petits arbres ont brûlé. Quelques centimètres sous la surface, la terre est fraîche et humide.
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UN JOUR après le brûlage, les minéraux et les éléments nutritifs enfouis dans la litière de feuilles sont libérés et se répandent dans la couverture morte du sol forestier.
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UNE SEMAINE plus tard, des graines depuis longtemps en sommeil sont stimulées. Des arbustes et des arbres morts par dépérissement de la cime reprennent vie à partir de pousses qui émergent de leurs racines.
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DEUX SEMAINES plus tard, des herbes, des arbrisseaux et des fleurs émergent des cendres. Bénéficiant d’un apport nutritif supplémentaire et se faisant plus facilement une place au soleil, cette végétation pousse plus vite que dans des secteurs non brûlés.
Image 9:

TROIS SEMAINES après le brûlage, des fougères et de petits arbres profitent du sol minéral dégagé pour s’installer sur les lieux.
Image 10:

SIX SEMAINES après le brûlage, la végétation a reconquis le terrain au point qu’on a du mal à croire que le secteur a été soumis à un brûlage moins de deux mois plus tôt.
Dernière modification: Le 7 avril 2003
© Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2003